
250 € par mois. C’est ce que payait un couple de retraités à Montpellier pour climatiser leur salon de juillet à août. Leur terrasse exposée plein sud transformait la pièce en fournaise dès 11 heures. Le parasol ne tenait pas au mistral. Le store banne demandait un entretien annuel. Ils ont cherché une solution qui règle deux problèmes à la fois : bloquer la chaleur et réduire leur dépendance au réseau électrique.
L’auvent photovoltaïque répond à cette double exigence. Il crée une zone d’ombre permanente sur votre terrasse tout en convertissant le rayonnement solaire en électricité. Selon une étude 2025 de l’ADEME, le nombre d’installations photovoltaïques en autoconsommation individuelle a bondi de 54% entre 2023 et 2024, atteignant 677 000 foyers équipés. La raison ? Le coût de production solaire est désormais inférieur au tarif réglementé de l’électricité pour les installations résidentielles de 3 à 9 kWc.
Double fonction : ombre et énergie, le combo gagnant
Votre climatisation tourne six heures par jour en été ? Selon les recommandations de l’ADEME, si le taux d’équipement en climatisation continue de progresser sans sobriété, la consommation d’électricité pourrait augmenter de 13 TWh d’ici 2050. C’est l’équivalent d’un réacteur nucléaire dédié au seul refroidissement des logements. L’auvent solaire attaque le problème à la source : il bloque le rayonnement avant qu’il ne chauffe vos baies vitrées.
800 Wc
de production électrique pour un auvent 2 panneaux, soit 30 à 40 % de la consommation diurne estivale d’un foyer
La structure aluminium fixée en façade supporte des panneaux photovoltaïques orientés pour capter le maximum de lumière. Résultat : vous produisez de l’électricité aux heures où vous en consommez le plus. Plus besoin de stocker ou de revendre. L’autoconsommation absorbe directement la production. C’est simple.

Cas concret : économies réalisées à Montpellier
Un couple de retraités (62 et 65 ans) possédait une terrasse de 20 m² orientée sud-ouest avec baies vitrées sur le salon. Leur climatisation fonctionnait 6 heures par jour en été, pour une facture mensuelle de 280 €. Après installation d’un auvent photovoltaïque 2 panneaux, la production solaire couvre 35 % de leur consommation diurne. La climatisation ne tourne plus que 2 heures par jour. Leur facture estivale a été divisée par deux. Amortissement estimé : 4 à 5 ans selon l’évolution des tarifs.
Mon avis tranché : un auvent sans production électrique est une occasion manquée. Vous subissez déjà l’ensoleillement. Autant le convertir en kilowattheures plutôt que de simplement le bloquer. Les solutions passives comme le store ou le parasol ne vous rendent rien. L’auvent photovoltaïque, lui, transforme votre contrainte en ressource.
Auvent solaire vs store banne vs pergola : que choisir selon votre terrasse ?
Le choix dépend de trois facteurs : votre budget, la surface à couvrir et votre objectif principal. Si vous cherchez uniquement de l’ombre ponctuelle, le store banne suffit. Si vous voulez une pièce à vivre extérieure modulable, la pergola bioclimatique s’impose. Mais si vous visez protection solaire et production d’énergie simultanées, l’auvent photovoltaïque reste la seule option.
Ce comparatif synthétise les différences sur cinq critères décisifs. Les tarifs proviennent des tarifs 2024 des stores bannes motorisés et de l’analyse des prix 2024 pergolas bioclimatiques.
| Critère | Auvent photovoltaïque | Store banne motorisé | Pergola bioclimatique |
|---|---|---|---|
| Budget indicatif | À partir de 949 € | 1 100 à 2 500 € (3 m) | 5 000 à 13 000 € (12-20 m²) |
| Production électrique | Jusqu’à 800 Wc | Aucune | Aucune (sauf option) |
| Installation DIY | Oui (1 week-end) | Possible mais délicat | Non (professionnel) |
| Durabilité structure | 25+ ans (aluminium) | 10-15 ans (toile) | 25+ ans (aluminium) |
| Entretien annuel | Minimal | Nettoyage toile obligatoire | Minimal |
Si votre priorité reste le confort modulable avec lames orientables, consultez les avantages d’une pergola bioclimatique. Pour une protection simple et économique sans production d’énergie, les critères pour choisir un store banne vous guideront.
C’est non négociable. Un auvent sous-dimensionné vous coûtera plus cher à corriger qu’à bien calibrer dès le départ.
Installation et rentabilité : ce que vous devez savoir avant d’acheter
L’installation d’un auvent photovoltaïque ne nécessite pas de professionnel si vous êtes bricoleur intermédiaire. Les retours terrain montrent qu’un week-end suffit pour un modèle 2 panneaux sur mur maçonné avec accès facile. Comptez 4 à 6 heures de travail effectif : réception et vérification du colis le vendredi soir, perçage et pose des platines aluminium le samedi, montage des panneaux et raccordement électrique le dimanche.
La structure aluminium résiste aux intempéries du sud, y compris au mistral. Les panneaux sont garantis par la plupart des fabricants. C’est durable.

Côté rentabilité, le calcul est direct. Un auvent à 949 € produisant 800 Wc génère environ 900 kWh par an dans le sud de la France. Au tarif réglementé actuel (environ 0,25 €/kWh), cela représente 225 € d’économie annuelle en autoconsommation pure. Amortissement théorique : 4 à 5 ans. Après ? C’est du bénéfice net pendant 20 ans minimum.
Avant d’acheter : 6 points à vérifier
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Orientation terrasse : sud ou sud-ouest idéal pour maximiser la production
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Type de mur : maçonné (béton, parpaing, brique) ou ossature bois avec renfort
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Surface à ombrager : prévoir 20 % de marge par rapport à la zone utile
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Accès au tableau électrique : chemin de câble nécessaire si distance > 10 m
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Hauteur sous gouttière : minimum 2,20 m pour passage confortable
Mon avis : si vous hésitez encore entre un équipement passif et un auvent producteur, posez-vous une seule question. Dans cinq ans, regretterez-vous d’avoir payé pour de l’ombre qui ne rapporte rien ? L’ensoleillement est là. Autant qu’il travaille pour vous.